DES CHOSES FRAGILES

» Posted on 14 décembre 2010 in Nouvelles

Neil Gaiman (J’ai Lu) Prix Hugo 2004 (nouvelle)

Quelques fonds de tiroir inégaux…

Des nouvelles, des poèmes. Hum, on préfère quand même le grand Neil en version roman.


Zut alors, voilà ma première déception avec Neil Gaiman, jusqu’ici considéré comme LE modèle : rock, bd, sf, fantastique, humour, le britannique maîtrise quelques registres appréciés ici.

Bon, si un jour je deviens écrivain, sans doute que moi aussi, je serai content de ressortir mes vieux écrits, mes premières nouvelles pas abouties, mes chansons et les poèmes que j’écrivais aux copains, pendant les cours d’éco. Au fond de mes tiroirs, je le sais, il y a de petites perles. Il faut juste que je devienne un grand écrivain, pour qu’elles soient un jour entre vos mains.

Trêve de plaisanterie : ce recueil d’histoires fantastiques est parcourue de très bonnes idées.

L’une d’elle, une étude en vert, a même été récompensée par un prix Hugo : elle plonge le pauvre Sherlock Holmes en plein irrationnalité lovecraftienne. Plutôt jouissif.

De ci, de là, on sourit et on admire les talents de narration de Gaiman (aussi habile que Stephen King pour faire monter la sauce) : Avec les épouses interdites des esclaves etc, j’ai même applaudi à cette inversion dans l’imaginaire (un écrivain issu d’un monde cauchemardesque décide de renouveler son écriture en s’évadant avec du fantastique : rien d’autre qu’une de nos bonnes vieilles scènes de vie quotidienne avec pain grillé et dépression nerveuse.)
Et puis, l’intérêt va s’émoussant : des souvenirs remués, des enfants torturés… j’ai même décroché sur certaines chutes, me demandant si la nouvelle était terminée…

Une bonne idée ne suffit pas à construire une bonne histoire. Et j’ai vite tourné (puis sauté) les pages pour retrouver Ombre, le héros d’American Gods. Sympa, mais ça n’a pas suffi à effacer cette vague impression d’ennui.
Alors, j’ai ouvert les premières pages de Grendel de John Gardner.
Là, ça fait un choc.

Vite on se retrouve sur le post de Grendel !

Quelques rencontres dans Des choses fragiles…

a) Sherlock Holmes

b) Une idée bien sentie d’une éternité de douleur en enfer

c) Pas mal d’enfants malmenés

d) Les mois, conteurs d’histoires autour du feu.

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