Extrait de Terrienne – © Jean-Claude Mourlevat / Gallimard Jeunesse 2011)
« … Il vida ses poumons, se bloqua en apnée basse, poitrine creuse, et attendit le déclic dans sa gorge. Celui-ci survint au bout de quelques secondes. Il avait souvent fait l’expérience de se boucher les oreilles pour l’entendre, ce petit claquement, à l’intérieur de lui-même, à la hauteur du larynx. Il n’aimait pas cet instant où il devenait un autre, une créature sans souffle. Il ne renonçait pas seulement à l’air, lui semblait-il, mais à bien davantage : à une façon de ressentir le monde autour de lui. C’était comme si sa vie perdait soudain un peu de son épaisseur et de sa substance. Comme s’il se privait, en même temps que de son souffle, d’une partie de son âme… »
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En ce qui concerne votre critique de Terrienne, je vous trouve un peu gentil sur la fin : Mourlevat a des facilités et ce roman bien écrit l’a aussi été trop vite, à mon avis (je préférais en effet la poésie de « La rivière à l’envers »). Le message final est vraiment trop naïf…